Choisir n'est pas renoncer

C’est une question qui me taraude depuis longtemps. L’adage voudrait que choisir soit renoncer et pourtant, je crois qu’il n’en est rien. Certes, entre telle ou telle option, choisir l’une c’est incontestablement faire le deuil de l’autre mais ce deuil ne pourrait-il pas être la partie émergée de l’iceberg.

En effet, si on accepte l’hypothèse que derrière chaque choix réside un bénéfice plus ou moins conscient, alors il n’y a plus renoncement mais option pour ce bénéfice là en particulier. Je ne renonce pas pour autant aux autres bénéfices mais ils sont moins vitaux moins premiers dans ma décision.

Cette perspective est intéressante si l’on place le choix en arrière plan de nos comportements car alors je choisis mes comportements en fonction des bénéfices attendus. Prendre conscience de ce moteur permet de sortir d’une logique de besoin pour aller vers une logique de responsabilité. La relation peut alors devenir plus ouverte, les bénéfices attendus peuvent être partagés, clarifiés, les jeux psychologiques dénoués. De part et d’autre la relation gagne en authenticité.

Les commentaires sont fermés.